Paris, toi et moi c’est fini, je te quitte pour une autre …

Cela va bientôt faire un an que j’ai quitté Paris, 1 an de grands changements après 7 années passées dans la peau d’une parisienne !

J’ai eu très peur de la quitter cette peau mais finalement y a pas à tortiller du regret : J’adoreee ma nouvelle vie !!!!!!

Je voulais vous partager mon REX. C’est quoi ça ?,oh c’est juste un reste linguistique de mon ancien job qui me poursuit, ça veut dire REtour sur Expérience.

-« Hey Sophie  tu peux me faire un REX ASAP pour le CONFCALL de 15h00 je suis trop FULL pour me le farcir ! Merci !!!! »

Et bien dans ce nouvel article je te dresserais mon REX concernant ma nouvelle vie de non parisienne. Je tiens à te préciser que je ne suis pas non plus parti extrêmement loin proche de la mer, ou dans le sud, c’est un changement de vie il est vrai mais je ne me suis pas exilée pour autant, ayant toute ma famille en région parisienne 🙂

Mais en revanche, je suis partie assez loin pour être proche de la nature au quotidien (forêt, rivière, jardin, champs …). Et franchement ce n’est pas la même vie !

Je t’embarque avec moi ?

Let’s goooooo

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Paris, une ville qui m’a jadis enchantée 

Il fusse un temps, ou j’ai un peu bourlingué dans Paris et sa très proche banlieue :  14ème, 11 ème, 16ème puis direction Levallois-Perret pour un ultime voyage en terre citadine, foulant le pavé social et culturel de mes quartiers et m’alliant avec les particularités de chacun de ces endroits…  j’étais une parisienne adoptée !

Quand je suis arrivée sur Paris à mes 19 ans, j’étais en total émerveillement devant cette ville et son effervescence de vie car je n’y étais pas habituée (je suis issue d’une banlieue à environ 40 km de Paris).

Tout m’intriguait ! Le métro qui était là, à portée de pas et pouvais m’emmener là où je le souhaitais comme si le monde m’appartenait en quelques lignes de métro. Il y avait du monde de partout qui grouillait, je ne me sentais jamais seule, toujours quelqu’un à côté, devant ou derrière moi ! Et puis les boutiques, les restaurants les musés … tout était à foison, j’avais un choix incommensurable et des tentations à chaque coin de rue !

Et puis je trouvais que tout y était facile : les rencontres, les courses, le déplacement, les prises de rendez-vous, trouver un emploi en toute simplitude ! Comme si une magie y régnait … Je ne me voyais plus du tout repartir de Paris !

Copie de Despite the forecast,live like it's
Sophie ne voulait pas partir de Paris , elle était vraiment dans la peau d’une parisienne  !

En somme, une vie de dingue commençait à prendre naissance dans les abysses de mon inconscience… jusqu’à ce qu’un jour, les défauts des qualités que j’appréciais ont eu vite fait de faire ressortir d’autres facettes de vie…

En 2015 j’ai commencé à tout doucement être bercée par un sentiment de ras-le-bol … ce fût le début de la fin !

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Une contamination latente du stress de la ville

J’ai commencé à être tangiblement sensible au stress ambiant de la ville,  à courir pour un oui ou pour un non, à dilapider mon argent, à courir après l’argent pour contre-poster mes dépenses, à étouffer au milieu de ce brouhaha de vie et suffoquer. A en avoir marre de faire la queue pour acheter un paquet de riz et le payer 3€ et à attendre pour au final TOUT et perdre mon temps et mon argent.

Et puis j’ai aussi fini par m’y ennuyer …. pourquoi ? Parce que si tu ne dépenses pas à Paris et bah en fait tu n’as pas grand-chose à faire ! Sortir sur Paris et bien c’est aller boire un verre, aller manger dehors, aller voir un concert, payer et encore payer ! Alors quand c’est de temps en temps c’est très appréciable mais quand c’est limite forcé et ben là je ne suis pas du tout d’accord ! Une dictature consumériste à laquelle je devais me plier au risque d’effroyables ennuis. Et là j’ai commencé à me dire, que comme dirait nos amis vendéens « il y a une couille dans le pâté à cette vie parisienne ».

Courir sans cesse après le temps, un fléau parisien éreintant 

 Quand j’habitais sur Paris j’avais toujours l’impression de ne jamais avoir assez le temps de faire les choses et du coup je me mettais à courir dans tous les sens.

Tous les matins, je courrais après mon métro, parfois même alors que j’avais le temps d’arriver au travail.  En fait je me suis rendu compte que je m’étais synchronisée avec la marche parisienne. On a un métro presque toutes les 2 à 3 minutes le matin donc pas de quoi s’affoler mais les gens courent, te marchent dessus, et sautent littéralement dans le métro, et ben du coup tu te mets à faire pareil et tu deviens un coureur de fond matinal des stations de métro  ! J’arrivais au boulot en sueur parfois tellement je marchais vite !

Cela dit, ça m’a valu une musculation des mollets en marche rapide plutôt appréciable à force (ça je ne regrette pas !)

Et puis tout prenait trois plombe, entre les files interminables pour acheter une simple baguette de pain ou un paquet de pâtes, rentrer à la maison parce que le métro était bondé, faire la queue au musée, ou même entrer dans un square pouvait être problématique.  Je me souviens d’un Été où j’ai du attendre 30 minutes avant de pouvoir entrer dans un jardin public parce que l’on s’étaient a priori tous donné rendez-vous au même endroit …

Bref c’était quand même difficile de m’y voir vieillir … Je me sentais me tendre de plus en plus au fur et à mesure des années passées dans la peau d’une parisienne.

Des pas de danse entre les saletés et des canaux nasaux encrassés 

Autre chose qui me rebutait : la pratique olympique du slalom entre les crottes de chien ! Il n’y avait pas un matin où je ne pratiquais pas ce sport parisien : entre les crottes, les pipis, les crachas, les immondices innommables, c’était royal ! … tous ces humains concentrés ça fait un paquet de saletés rejetées au même endroit quand même ! Et pourtant je n’ai pas vécu dans les pires quartiers de Paris mais ça m’a suffit à prendre peur !

Le fait de marcher dans cette saleté me stressait vraiment, à peine les rues nettoyées par la mairie que la saleté revenait de plus belle, les gens n’en prenaient malheureusement pas soin et laisser pisser et crotter leurs animaux là où il y avait de la place, faute d’espace et de verdure… Sans parler du métro à l’odeur de pipi, le matin c’était vraiment agréable 🙂

Enfin j’ai vécu en direct les smogs parisiens en 2014 et en 2016 et franchement c’est là que j’ai eu mon déclic, je ne voulais plus revivre ça !

Je me souviens en Été de la poussière que j’enlevais du rebord de mes fenêtres, mes chiffons étaient remplis de particules fines et j’ai pris conscience que toute cette poussière de particules fines été présente en 10 fois pire dans mes poumons.

« ah oui d’accord, ça en fait un sacré paquet de particules fines dans mes poumons quand même ! C’est pas de la rigolade là ! « 

Les autres raisons qui m’ont poussé à quitter Paris

Il y en a eu d’autres des raisons, je te résume tout juste en dessous 🙂

Bonjour Paris (1)

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Une envie de mieux vivre en sobriété dans un ailleurs 

J’avais une envie d’ailleurs, de verdure, d’espace, de belles senteurs, de vie locale, et de calme !!!!!

Il y a des moments dans notre vie où l’on souhaite aller découvrir d’autres horizons : qu’ils soient professionnels, géographiques ou encore spirituels et l’appel est trop fort pour ne pas l’entendre. Et bien ce fut mon cas en quittant Paris.

Ce fût le même appel que j’ai entendu pour quitter mon CDI


Retrouve mon article au sujet de mon changement de vie dans la peau cette fois-ci d’une non salariée, par ici 


Et finalement cela a été bénéfique à bien des égards.

Je me suis reconnectée à la nature

Quel bonheur d’avoir une forêt à 3 minutes à pied de chez soi, de pouvoir pratiquer mon yoga en plein air ou dans mon jardin sans entendre le bruit des klaxons ou sans sentir l’odeur fétide des voitures… J’ai la paix, les bonnes odeurs de fleurs, le joli chant des oiseaux toute la journée (et mêmes des concerts privés matinaux très énergisants 🙂 ) et de l’espace ! J’ai la chance d’avoir un joli extérieur et j’ai même pu réaliser un petit potager bio dans celui-ci.

Je vois les saisons défiler et je me reconnecte à elles, je ressens les vraies températures aussi, c’est bête, mais à Paris avec la pollution on ne ressent jamais le froid de l’Hiver, et on n’apprécie pas du tout la pluie d’Automne, alors que maintenant j’observe la nature en étant bien consciente des cycles des saisons et en fait par voie de conséquence je me reconnecte à mes propres cycles 🙂

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Un bel hiver dans la forêt à quelques encablures de l’endroit où j’habite
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Le même endroit à l’arrivée du printemps

Quel bonheur aussi d’aller me promener dans la forêt ou dans les parcs naturels de ma ville et d’y apprécier toute la faune et la flore. Lorsque j’ai un petit coup de mou je vais me recharger auprès de cette belle nature et j’y reste une bonne heure ! Meilleur que tous les médicaments, les antistress ou vitamines de la terre !!!! C’est radical !

Je peux enfin participer à la vie locale dans une ville à taille humaine (mais pas trop !)

J’ai pu rejoindre il y a peu une belle association qui milite pour protéger la faune et la flore de ma ville (elle se bat notamment contre l’entreprise LU qui utilise beaucoup de pesticides dans ses blés et qui utilise de nombreuses parcelles de ma ville).

Cette association souhaite mettre en place une épicerie participative à taille humaine.

Il s’agit de travailler 2h00 par mois gratuitement pour l’épicerie et avoir en échange accès à des produits bio, locaux et pas cher (rapport gagnant gagnant ).

Avoir accès à de la qualité et du local contre son temps sans intégrer une grosse structure et bien c’est très réjouissant, car on n’a pas de stress, pas de foule, on participe à une éco-construction et on fait avancer les choses dans le bon sens, délectable comme sensation !

Ma santé s’en porte mieux  

Ma santé a fortement apprécié ce déménagement. A Paris j’avais les yeux fatigués, le pollen me donnait envie de me les arracher à la petite cuillère, la pollution m’asséchait la gorge, je me choppais constamment des rhumes, des angines, des otites, des boutons sur le visage…

Depuis que j’ai rejoint mon nouveau paradis, et bien :

  • S’en est fini de toutes ces maladies d’inconfort, mon système immunitaire est moins fatigué et fonctionne de manière optimale 
  • Mes yeux sont moins fatigués
  • Ma respiration est améliorée, mon professeur de yoga m’a même dit que j’étais souple du diaphragme alors qu’à Paris j’étais toute verrouillée par peur d’ouvrir mes poumons
  • Je mange mieux et local (j’ai la chance d’avoir plein de producteurs bio à quelques pas de chez moi).
  • Je suis moins stressée (et bah forcément : Moins de monde, plus de nature, plus d’espace et moins de dépense = Vie plus paisible)
  • J’ai plein de moments de calme et de ressourcement 
  • Les rues sont propres et belles (des fleurs, des végétations naturelles)
  • J’ai tout à 10 minutes en voiture de chez moi (cinéma, restaurant, plein de boutiques, salle de sport, biocoop …)
  • Je ne suis pas loin de Paris pour mes formations mais assez loin pour bien respirer 🙂

La seule chose qui me manque ce sont les musées   que je n’ai pas tellement à l’endroit ou j’habite mais bon en un petit coup de train, c’est réglé.

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Trouver tout simplement l’endroit qui nous convient

Finalement tout est affaire de ressenti, j’ai vraiment aimé vivre à Paris et je suis consciente de tout son potentiel : la culture, les rencontres que l’on peut y faire, la beauté des monuments historiques, le dynamisme de la ville, tout cela je l’ai apprécié à sa juste valeur.

Mais malheureusement cela n’a pas suffit pour que je reste y vivre, car certaines choses que je vous ai cité dans cet article ont vraiment pris le pas sur le restant.

J’habite maintenant dans une ville qui résonne avec moi où j’ai plaisir à vivre et je ne pense plus retourner vivre sur Paris.

J’y retourne souvent puisque ma formation en ayurvéda s’y passe mais je ne m’y promène pas trop, car ça m’étouffe rapidement maintenant. Je ne supporte plus vraiment la ville curieusement. L’envie d’avoir de l’air et de l’espace me rattrape constamment.

Ah et regardez de là où je vous écris cet article , mon coin favori pour travailler (dans la nature et dans le calme)  🙂

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Mon bureau extérieur

Je sais donc qu’il existe des endroits sur terre où on peut être plus heureux qu’à d’autres. Finalement le plus important c’est d’accepter de changer ses habitudes et de s’ouvrir à l’aventure du tatonnement et de la découverte d’un ailleurs, dans lequel on ne sera pas du tout étranger.

Un endroit où croître et vivre et où notre âme se sentira tout simplement à sa place  🙂  

Et toi, as-tu quitté Paris ? Regrettes-tu ton choix ou au contraire en es-tu satisfait ?

N’hésite pas à le partager en commentaire, ou bien sur ma communauté Facebook 🙂

Je serais très heureuse d’échanger avec toi !

2 commentaires sur « Paris, toi et moi c’est fini, je te quitte pour une autre … »

  1. Coucou !
    J’adore ton article vraiment ! De la région parisienne (Essonne) je me suis mise à apprécier de plus en plus ma petite ville ^^ Ayant fait mes études à Paris, ça m’a suffit pour me dire que c’est vraiment une ville magnifique mais que jamais de la vie je n’y habiterai ! Tout à fait en phase avec ce que tu dis ^^ Mais aujourd’hui vivant à l’étranger je me dis quand même que Paris me manque mais plus pour les loisirs que la vie de tous les jours.
    Bisous

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