Protections féminines : Allié ou ennemi pour la santé et la planète?

Depuis quelques temps je m’interroge sur des produits que nous les femmes consommons régulièrement… les protections féminines !!!

J’essaie depuis maintenant deux ans, d’adopter un mode de vie sain et respectueux de l’environnement : je mange bio,  je vis dans un environnement peu pollué (enfin !), je fais du sport j’utilise des produits cosmétiques naturels et issus de l’agriculture biologique, je cuisine avec des épices santé, les produits ménagers que j’utilise sont écolo-conçus, … bref je pensais que tout allait bien dans mon parcours d’aventurière verte, jusqu’au jour où je me suis interrogé sur les protections hygiéniques.

J’étais tombé par hasard sur un article décriant la dangerosité de ces produits, chose que je n’avais jamais entendu auparavant excepté pour les risques du syndrome de Choc Toxique. Les médias grandes chaines ont commencé à en parler mais en employant un ton rassurant pour ne pas alarmer les foules que nous sommes…Et quel ne fut pas ma découverte (effroyable !!!!). Les impacts écologiques et biologiques de ces produits se voulant protecteur doux et rassurants, sont mésestimés … suivez-moi pour en savoir plus !

Les protections hygiéniques : une arme cachée de destruction massive pour la planète

Tout d’abord quelques chiffres aux images  très évocatrices, oui car nous les femmes, nous le charme comme dirait un certain Juliiiiioooo, nous consommons en moyenne dans notre vie 10 000 à 15 000 produits menstruels (serviettes, tampons, applicateurs, emballages individuels). Cela m’a fait froid dans le dos quand j’ai découvert ces chiffes qui au demeurant sont issus d’une étude du célèbre site Planetoscope.

Ce qui est encore plus effroyable et dérangeant c’est qu’ il faut 500 ans à ces produits hygiéniques pour se dégrader, ce qui fait de l’industrie des protections hygiéniques est l’une des plus polluantes au monde, selon Greenpeace.

Mais ce n’est pas tout, ces produits regorgent de produits horriblement polluants et mauvais pour notre santé.

Que contiennes ces protections pas si protectrices ?

Tous ces produits (tampons, serviettes)  sont traités au Chlore et sont donc extrêmement polluants. Oui car le blanc des tampons et des serviettes n’est pas naturel il s’agit d’un blanchiment au chlore chimique dont le traitement laisse des résidus de dioxine (un polluant très nocif) dans notre corps et dans la nature.

En effet, la fabrication des protections hygiéniques est un mélange complexe entre fibres naturelles et synthétiques (coton, poudres absorbantes, plastique, viscose, polymères.)

Du dioxine et des polluants dans notre vagin ?

Le coton utilisé dans nos protections est blanchi par oxygénation, avec des adjuvants chimiques et du chlore. Or lorsque l’on se renseigne sur le procédé de fabrication, on apprend que quand le chlore entre en contact avec la viscose, cela crée un mélange Molotov de substances toxiques et donne naissance au DIOXINE !

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Cette substance  pénétrerait  dans les muqueuses et le sang et finirait par s’accumuler dans le corps.

Dans mes recherches j’ai appris que le chlore avait été remplacé par du dioxyde de chlore, censé ne plus produire de dioxine, mais le hic et oui car avec les industriels il y a toujours un hic, cela n’élimine pas complètement la substance. Il y a donc toujours des traces de dioxine dans nos protections.

Par ailleurs le coton utilisé est bourré de pesticides. Beaucoup d’articles prennent en exemple la marque TAMPAX, aujourd’hui propriété de la firme Procter & Gamble (un vrai cas d’école du tampon pollué et polluant). La marque d’origine américaine utilise du coton et de la viscose cultivée industriellement et conventionnellement comme toutes les grandes marques de protections or la viscose est fabriqué grâce à la pulpe de bois, qui pour être exploitable va utiliser une centaine de produits chimiques… sympathique n’est-ce pas ?

Je vous ai mis plus bas un tableau synthétique que j’ai trouvé intéressant,  reprenant l’ensemble des composants de fabrications des tampons de la marque que j’ai trouvé sur le site (le tableau parle de lui-même, tous les composants sont monstrueusement chimiques).

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Nos protections réservent encore d’autres surprises…

Mais ce n’est pas tout, le dioxine n’est pas le seul élément dangereux.

Car dans cette course effrénée, à celui qui trouvera la technologie la plus  absorbante, la plus odorante, la plus fun  nos chers industriels rivalisent de créativité mais alors notre santé ils s’en tamponnent comme Hollande des smicards.

Le plastique et le coton que compose nos serviettes et tampons cachent et abritent un fabuleux trésor d’ingrédients dangereux pour notre santé. On y retrouve et ce pour pratiquement toutes les marques telles que Always, Tampax, les marques distributeurs ou encore Nana :

  • De l’aluminium
  • Des alcools,
  • Des additifs chimiques
  • De l’hydrocarbure
  • Du coton cultivé aux pesticides : 80% des tampons et serviettes hygiéniques contiendraient du glyphosate ! Mais kesako ? et bien c’est tout bonnement un herbicide toxique utilise par la célèbre et très aimée entreprise Monsanto … ravissant !
  • Du viscose
  • Des amidons modifiés chimiquement utilisé dans la poudre odorante
  • Des résidus de dioxine dûs au blanchissement que nous avons vu un peu plus haut

Je m’arrête là ?

Tous ces produits se retrouvent donc ni vu ni connu dans notre corps puisque en contact direct avec les muqueuses et donc notre sang, déséquilibrant au passage la flore en provoquant des mycoses et des démangeaisons. Pour votre santé et pour celle de notre belle et unique planète il serait peut-être préférable de se diriger vers d’autres produits beaucoup plus sain.

C’est aussi pour cela qu’il ne faut jamais jeter ses tampons dans les toilettes car ces résidus se retrouvent dans la mer pour finir dans l’estomac de ses habitants, contaminer nos jolis océans et finir dans notre assiette… bref un cercle vicieux et infernal dont il serait temps de prendre conscience !

Se protéger autrement pour soi et pour la planète

Pour sortir de ce cercle infernal des alternatives responsables existent et vous aller voir qu’il existe une multitude de produits. Je ne vous parlerais que de ceux que j’utilise.

 

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*Les tampons 

– Pour ma part je me suis tourné vers des tampons composés à 100% de coton bio. On les trouve dans les supermarchés bios ou sur internet et ils ne sont pas plus chers que les tampons de grande surface.tampons mains.JPG

J’utilise la marque Natracare qui me revient entre 4 à 4,60€ le paquet de 20 tampons. Il s’agit de produits anglais qui n’utilisent aucun traitement chimique J Le blanchissement est effectué à l’eau oxygénée et non au chlore et les cellulose sont d’origines végétales les rendant ainsi biodégradables.

 

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Le seul hic c’est qu’ils peuvent provoquer des petites sècheresses vaginale du coup j’alterne avec la marque Saforelle qui a sorti une marque de tampon soin terriblement efficace et superbe pour la flore. En fait ces tampons non traités au chlore contiennent des probiotiques rééquilibrant la flore. Il s’agit de lactobacilles naturellement présents dans le vagin. Je les conseille aux femmes ayant des sensibilités (irritations ou sécheresse causée par l’utilisation des produits périodiques).

Personnellement je les adore ! Le seul hic c’est leur prix, comptez 9€ la boite de 22 mais sur le net on en trouve aux alentours de 7€ J

La coupe menstruelle

Cette petite cloche fabriquée en silicone de qualité médicale non allergène (voire, en latex ou en TPE), permet de récolter le flux menstruel, le tout sans choc toxique et est une alternative écologique très intéressante. Je l’ai utilisé quelques fois mais ne suis pas encore très alaise avec, le problème étant de trouver la bonne taille de CUP. J’y reviendrais très certainement.

Les serviettes hygiéniques  

Mon investigation est encore en cours pour trouver la meilleure alternative.

J’ai utilisé les serviettes de la marque Natracare mais je ne les trouve pas agréable du tout et le format est trop petit. Du coup je me suis tourné vers la marque Saugella. Le coton ne m’a pas l’air des plus sains mais je suis sûre qu’il n’y a pas de poudre chimique ajoutée puisque ces serviettes contiennent des huiles essentielles  de Thym  et de Calendula pour soulager les irritations intimes. Elles sont extrêmement efficace, douces et sentent très bon.

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Elles se vendent par paquet de 12 serviettes et leur prix est plus que convenable puisque un paquet me revient à 3€. Mais il s’agit d’une transition car je recherche une marque utilisant des cotons bio.

 

Voilà j’ai partagé avec vous mes découvertes et mon expérience, j’espère que vous avez appris des choses et pourrez en toute conscience vous diriger vers des produits plus verts 🙂

 

 

 

3 commentaires sur « Protections féminines : Allié ou ennemi pour la santé et la planète? »

    1. Bonjour Laurence,

      Merci pour ton retour 🙂

      Alors pour te répondre, non je n’ai trouvé aucune serviette bio satisfaisante.

      Je n’utilise plus que les Natracare maintenant et d’ailleurs j’utilise aussi les grandes serviettes de la marque dont tu fais mention, je te confirme elles sont très agréables à porter 🙂

      A bientôt,

      Sophie

  1. bonjour
    il y a des alternatives , les serviettes lavables
    http://www.madmoizelle.com/serviette-hygienique-lavable-test-158980
    et aussi les culottes spéciales
    http://www.justesublime.fr/thinx-culotte-periodique-test-avis/

    pour info, je n’ai pas encore essayé
    par contre, j’avais testé la cup (mais trop compliqué, j’avais de fuites etc…j’ai abandonné), je vais revenir aux natracare avant d’essayer les produits plus hauts.

    ps: ton blog est super, je m’intéresse aussi à l’aurveda (je suis vata)
    continue !

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