Insatisfait chronique : Et si on arrêtait de se raconter des salades ?

Ah le doux parfum de l’idéalisation … tu le connais toi aussi ?

Je l’ai humé tant de fois ! Combien de fois me suis-je illusionnée sur des situations ou des personnes ? Combien de fois ai-je eu envie de fuir la réalité parce que l’idéalisation m’était plus confortable ? Je ne les compte même plus sur les doigts de ma main !

On dépense tant de temps et d’énergie à bâtir des illusions ! Que cela soit par l’idéalisation des êtres que l’on côtoie, des situations qui se présentent à nous, des endroits que l’on souhaite voir, des objectifs que l’on souhaite atteindre.

On utilise un miroir aux alouettes pour se réfugier derrière une épaisseur chimérique, comme on mettrait une armure pour cacher les failles de la réalité !

On fuit le banal,  le présent, parce que cela ne nous plait pas.

Parfois cette fuite à du bon et nous tire vers le haut, en nous donnant de l’énergie et de l’impulsion pour avancer, mais parfois le monde construit dans notre idéal s’effondre, à la moindre bourrasque de vérité !

Le réveil est alors très douloureux. Ça pique le mental, ça réveille l’âme, ça fait pleurer et remonter tout ce que l’on avait enfouit en soi et surtout cela fait comprendre que l’illusion n’est pas si confortable car on provoquera à terme une douleur encore plus intense et difficile à cicatriser que si on avait dès le début évité de telles déconvenues illusoires.

L’idéalisation fait partie de mes chevaux de bataille. Je suis en train de beaucoup changer à ce sujet à bien des égards. La vie m’apprend à regarder la vérité en face, à affronter ce qui est, à couper des liens ou arrêter des situations, à nettoyer les faux semblants pour laisser place au VRAI, au SOLIDE, au RÉEL !

Je t’emmène avec moi par ce nouvel article dans les abysses de l’idéalisation qui est une aventure de vie, à elle toute seule !

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

L’insatisfaction chronique ou comment se faire piéger par soi-même !

Bon nombre d’entre nous sommes des insatisfaits de la vie ! C’est parfois plus fort que nous, on voulait mieux et plus grand que ce que l’on a !

Les insatisfactions nous poussent constamment à aller chercher ailleurs, sans jamais regarder ce que l’on a, au présent, là sous nos yeux !

Pourquoi ? Car l’idée générale véhiculée est « si quelque chose ne te plait pas, fuit et changes-en! »

Changer est devenu tellement plus simple que de prendre le temps de comprendre d’où vient la racine de la problématique à laquelle on est exposé(e) ! C’est comme pour les maladies, on préfère la mettre en veille en éteignant les maux par des médicaments ou en prenant quelque chose qui nous permettra de ne pas l’entendre jusqu’à son prochain point de contact (parce que l’on n’a pas voulu comprendre d’où elle venait ou que l’on n’a pas voulu faire ce qu’il fallait !).

« Choisir c’est renoncer ? moi je préfère rêver ! »

L’idéalisation peut avoir du positif dans une certaine mesure, mais cela peut vite s’avérer être piégeant !

Parfois on peut entrer dans un mécanisme dangereux pour soi. On se met simplement à fuir ce qui est, la réalité en somme. On porte un regard déformé sur les choses et quand cela ne convient pas à nos attentes, on devient frustré, déçu, déprimé, en colère … parce que regarder la réalité en face, c’est en quelque sorte se regarder soi, accepter tout ce que l’on a d’humain sans reporter son manque de perfection  vers un tiers : un compagnon, un ami, une sœur, une mère. etc

Accepter qu’il n’y a pas d’idéal, c’est aller au plus profond de soi et voir ses imperfections, ses cicatrices, ses douleurs, tout ce qui fait ce que nous sommes et non pas ce que nous voulons être !

Hey!
Sophie aimait bien jadis idéaliser les choses parce que c’était plus douillet pour son mental

 

Il faut donc faire attention pour ne pas se faire contaminer par la maladie de l’idéalisation quand celle-ci nous dépasse !

*On se met à changer de travail dès qu’il ne nous plait plus pensant un jour tomber sur un travail parfait et sans contrainte.

=> Beaucoup de personnes veulent ne plus avoir de contrainte en se mettant par exemple à leur compte et c’est une erreur,  il faut regarder en coulisse ce qu’il se passe : travailler bien plus que lorsque l’on était salarié et sacrifier ses soirées, ses weekends, ses vacances , ne pas prendre de vacances pendant plusieurs années parfois, devoir répondre à ses clients tard le soir, devoir faire sa comptabilité quand on est fatigué, avoir moins de temps pour sortir, etc… et finalement on se retrouve avec des contraintes auxquelles on n’avait pas pensé !

*On change de partenaire à la moindre difficulté ou à la moindre petite routine pensant à tord que cela ne doit pas exister dans un couple, or si toi tu as des défauts il est absolument normal que ton partenaire de vie en ait aussi !

=> C’est aussi ça qui fait évoluer et qui est intéressant : comment aimer l’autre dans ses différences et comment dans la bienveillance arriver à discuter de nos points de divergence pour co-construire une relation durable et forte !

*On pourrait continuer comme cela avec tellement de domaines 

=> Par exemple idéaliser son enfant en attendant beaucoup de lui « qu’il soit le meilleur à l’école, qu’il soit le plus intelligent » etc.

=> Idéaliser un objet que l’on voulait tant pour finalement se rendre compte que c’était nul d’avoir fondé tant d’espoirs car non cet objet ne me rend finalement pas plus heureux !

Or voir les choses comme elles sont réellement sans le filtre de l’idéal c’est difficile et là je ne dirais pas le contraire ! C’est même douloureux ! Quel travail sur soi on nous demande là !

 

Modern Ladybug (3)
Panier des illusions Vs ceux de la raison

 

Aucune situation n’est idéale, il s’agit de choisir simplement ce qui est le mieux pour soi, mais cela implique forcément de renoncer à quelque chose ! Comme dans le film Matrix avec le choix  des pilules auquel était confronté Néo : illusion ou réalité ? A toi de choisir ! 

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

Derrière une illusion se cache toujours une raison !

Attention l’idéalisation a aussi ses bons côtés, car parfois c’est un moteur pour avancer ! Mais ce que je veux dire c’est qu‘il faut se poser les bonnes questions pour ne pas se faire piéger par son mental parfois fuyant !

Je rencontre beaucoup de personnes illusionnées par des situations et qui se retrouvent à regretter leurs choix parce qu’elles ne se sont pas posées les bonnes questions au bon moment en prenant la mesure dans l’instant présent !

Idéaliser par peur de regarder en soi

Il faut apprendre à regarder en soi et se demander pourquoi est-ce que je suis insatisfait de la situation qui se présente à moi ? Et ça parfois ça fait mal !

Prenons un exemple assez commun : le changement de travail !

Situation :

-« Je change très souvent d’entreprise et je me rends compte que je ne suis jamais heureuse au travail,  je ne me sens jamais à ma place ».

T’es-tu déjà demandé si c’était vraiment la faute de ton travail ? Peut-être que la situation se répète, car la vie te demande de travailler sur quelque chose qu’il y a en toi et que tu ne veux pas affronter, car cela est trop douloureux ? Et pourtant si tu ne fais pas la situation risque de se répéter inlassablement ?

Solutions :

La question à se poser quand une situation d’insatisfaction se répète c’est : que se cache t-il derrière mon insatisfaction ?

Si je me rends compte que je change de travail très souvent car à un moment donné on me confie des activités dans lesquelles je dois m’exprimer en groupe et que cela ne me met pas du tout à l’aise, parce que des souvenirs de mon enfance avec mes frères et sœurs qui ne m’écoutaient pas quand je prenais la parole, remontent à la surface ! Je préfère donc partir et changer de travail.

Là on se rend bien compte qu’il va falloir solutionner le problème autrement ! Idéaliser un autre travail ne fera que nous empêtrer dans un mensonge que l’on se raconte à soi !

La majeure partie du changement sera impulsée par la compréhension de la racine de cette idéalisation.

– « Ok je suis toujours insatisfait car mon problème vient de là »

Dans notre cas présent la solution sera par exemple d’acquérir des outils et des techniques pour modifier son mental et ne plus avoir ces souvenirs en tête lorsque l’on prend la parole :

  • Se faire aider par un coach en développement personnel
  • Se faire accompagner par un thérapeute
  • Avoir une grande discussion avec ses frères et sœurs si on sent que l’on a besoin d’extérioriser quelque chose auprès d’eux, pour guérir de ces souvenirs.

C’est un peu pareil avec tous les domaines en fait, il faut avoir de l’honnêteté envers soi et se poser la question : « je ne suis pas satisfait(e), mais pourquoi au juste ? est-ce vraiment justifié ou est-ce mon mental qui me joue des tours ? ».

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

Les idéaux imposés par notre sacro-sainte société 

Parfois on se retrouve lié  à des idéaux qui ne sont pas les nôtres.

L’être humain est encouragé à être insatisfait parce que quand il est insatisfait il est manipulable, il se réfugie dans la consommation en rêvant à du mieux, il devient vulnérable car il n’est pas dans la possession de ce qu’il a, de ce qu’il est mais de ce qu’il veut et aura !

L’insatisfaction est difficile à dompter car tout nous pousse à l’être : des nouveaux besoins sont créés constamment et les tentations sont partout !

  • Des modèles de réussite façonnés nous sont montrés dans les médias pour nous « inspirer » en nous poussant à faire pareil ! (Pour qui on se le demande d’ailleurs !).
  • Des objets sont créés dans une version meilleure que celle que l’on a, nous poussant à idéaliser la nouvelle gamme de produit fraîchement sortie !
  • Des idéaux sociaux nous sont incrémentés dans la tête depuis le plus jeune âge comme par exemple : avoir de l’argent c’est réussir, se marier c’est réussir, avoir un physique comme cela ou comme cela c’est réussir.

Et puis au détour d’une conversation fortuite quand on est grand on se retrouve avec des personnes contaminées par l’idéalisation et on entend les banalités suivantes :

-« ah tu n’es pas marié ? c’est n’est pas l’idéal après autant d’années passées ensemble ! »

-« ah oui tu es n’est pas en CDI, ah tu vas galérer dans ta vie, ce n’est pas l’idéal ! »

« ah tu ne vis pas dans une grande ville ? oh lala comment tu fais pour vivre ? Moi je ne veux pas sortir de Paris, ailleurs c’est la jungle ! « 

Résultat on se retrouve avec des idéaux à atteindre alors qu’on en a même pas envie !

Avoir un CDI, se marier, habiter dans une grande ville, … sont autant d’idéaux qui ne sont pas forcément les nôtres et il faut savoir le reconnaître quand on sent que l’on est pas à l’aise avec cet idéal imposé !

Et bien qu’une seule chose à faire : être d’accord avec soi d’abord !!!!

La société veut que je fasse cela pour être respecté ? Et si j’en ai pas envie ? Si j’ai envie  de casser ces murs à l’enfaîtement  de rêves, d’envies et de fantasmes qui ne sont pas les miens ? Et bien soit, je prends ma pelle de courage, mon râteau de patience, mon ciment de volonté et je construis ma propre réalité en ayant bien fait attention à la consolidation de mes murs, en ne les noyant pas dans une idéalisation qui me pénalisera  d’une façon ou d’une autre, mais en étant bien dans la réalité de ce qui est !

 

Et toi, as-tu des astuces pour ne pas tomber dans le piège de l’idéalisation ? 

 

 

 

3 commentaires sur « Insatisfait chronique : Et si on arrêtait de se raconter des salades ? »

  1. Cc Sophie tu as entierement raison, l important est d etre en harmonie avec soit meme et ce qui nous correspond le mieux. La personne qui nous connait le mieux est toujours nous meme, l idealisation est une fuite en avant, un doux reve qui nous eloigne de la realité de ce qui doit etre le mieux pour nous. Je pense que pour eviter d idealiser il faut bien se connaitre, avec ses forces et faiblesses et croire en soi de toute ses forces. Carpe Diem 🙏🙏🙏🕉🕉🕉🏯🏯🏯😌😌😌. Fab « poupouce78 » 😘

  2. Et il faut aussi voir la realité telle qu elle est et non comme on voudrait qu elle soit .. Et puis agissons sur ce qui depend de nous et ne depensons pas ttes nos forces sur ce dont nous n avons pas la main. On gagnera du temps et bcp d energie 😉

  3. La pression sociale est paralysante pour certaines personnes, surtout à l’heure d’internet où chacun affiche une vie idéalisée une vie vitrine avec de très nombreux il faut que…il faut se marier, il faut.. il faut…. Comment être à l’écoute de ses besoins réels!

Laisser un commentaire